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Florian
Lévesque
Président
Ceinture de Stomie Protectrice |
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Je me prénomme Florian
et je suis né dans d’un petit village
de la Gaspésie, Province de Québec Canada.
En l’an 2000, j’ai déménage, à Granby
en Estrie, à environ 80 kilomètres de
Montréal. Ceci afin de me rapprocher un peu
des grands centres. L’Estrie est un coin de pays
que j’aime pour sa beauté et pour les
possibilités de pratiquer certains sports, tels
le golf et le vélo. Cette région possède
en effet les plus belles pistes cyclables du Québec,
et quelques-unes de ses plus belles montagnes.
J’y suis venu pour tâcher de bien vivre
et profiter de la vie au maximum. Mais le destin allait
en décider autrement. Un matin, je me suis levé avec
une diarrhée, des crampes au ventre, du sang
dans les selles. Je pensai avoir attrapé un
virus et je me rendis à l’hôpital.
Les questions plurent sur moi et une batterie de tests
alors commença : prises de sang, scanners, prélèvements
de selles, coloscopie accompagnée de trois jours
d’hospitalisation et j’en passe.
Colite ulcéreuse ou maladie de Crohn?
Après la coloscopie, on crut avoir affaire à une
colite ulcéreuse sévère, donc
risque de cancer. Or, les traitements ne peuvent que
contrôler à court terme, mais les effets
secondaires sont énormes. Tout de même,
pendant dix mois on essaya de me soigner par les moyens
habituels, sans résultat significatif. Je dus
donc faire face à la solution extrême
: l’ablation du gros intestin. Et, bien sûr,
le port d’un sac pour le reste de mes jours!
C’est sans gaieté aucune que je me résignai à cette
tragique opération.
On m’opéra donc, on enleva le côlon
et l’appendice, puis on précéda à leur
examen en laboratoire. Surprise! Ma maladie n’était
pas la colite ulcéreuse, mais plutôt la
maladie de Crohn. Il se passa alors beaucoup de choses
dans ma tête et j’allai jusqu’à douter
de la compétence des médecins. Il était
maintenant trop tard. On ne pouvait plus me remettre
mon gros intestin dans le ventre. J’allais donc
devoir vivre avec un sac collé au ventre, une
iléostomie en permanente. Y avait-il eu une
erreur médicale? Est qu’on aurait pu conserver
la partie non affectée de mon intestin? Ce sont
là des questions qui vont pour toujours demeurer
sans réponse.
Cependant les médecins m’expliquèrent
qu’il était extrêmement difficile
de distinguer ces deux maladies l’une de l’autre.
Dans mon cas, les symptômes étaient tout à fait
trompeurs. De toute façon, sans une stomie,
la maladie de Crohn m’amenait elle aussi vers
une mort certaine. Là-dessus aucun doute n’était
possible. Je me calmai donc et me résignai à mon
sort.
Vivre avec une stomie
Stomisé à 51 ans, oui. Maintenant, je
sais que porter un sac n’est pas la fin du monde,
car je reste quand même avec une belle qualité de
vie, puisqu’il y a très peu de choses
que je ne peut pas faire aussi bien que les autres.
Si on ne dit pas aux gens qu’on est stomisé,
il y a bien peu de chance pour qu’ils le découvrent
par eux-mêmes.
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